FLEURIRVINE
Artist
>> Upcoming
[INSERT FLYER]
October - November 2026 : Le temps des mues, solo exhibition, Galerie Artefact, Paris (France)
Ongoing and recent
2026
"No Place Like Home" group exhibition, Frankston Arts Centre, Melbourne (Australia)
Journées de l’Estampe Contemporaine (JEC) 2026, Place Saint-Sulpice, Paris (France)
2025
"Les Fabriques de l'Empreinte" exhibition, Galerie OPENBACH, Vincennes (France)
French-Australian artist Fleur Irvine develops a multi-disciplinary practice spanning photography, printmaking and sculpture.
Drawing inspiration from a journey across two continents, two oceans and two cultures, she builds a distinctive body of work which does not seek to resolve these geographical and cultural pluralities. Instead, she lets them coexist in order to reveal the silent resilience of our natural and cultural ecosystems.
Since hanging up her lawyer’s gown to dedicate herself fully to contemporary art, Fleur has nurtured an artistic practice which takes a sensitive and critical look at the impermanence of life and at everything that the law fails to preserve. Currently represented by Artefact Gallery in Paris.
Artiste franco-australienne dont le travail se situe à la croisée de la gravure, la photographie et la sculpture.
Puisant son inspiration dans un parcours entre deux continents, deux océans et deux cultures, Fleur construit une œuvre singulière qui ne cherche pas à résoudre ses pluralités géographiques et culturelles. Elle les fait coexister pour révéler la résilience silencieuse de nos écosystèmes naturels et culturels.
Depuis qu’elle a raccroché sa robe d’avocate pour se consacrer pleinement à l'art contemporain, elle nourrit une pratique artistique portant un regard sensible et critique sur l'impermanence du vivant et sur tout ce que la loi ne parvient pas à préserver.
This series draws inspiration from the Japanese concept of mono no aware (物の哀れ) : a bittersweet sensitivity towards the impermanence of things. Beauty does not fade with decline, but is fully revealed by it.
Faced with this transience, wet plate collodion became the natural choice. This 19th-century photographic process demands complete presence and embraces an element of variability, dependent on the pouring technique, the light and the ambient conditions. The plate must be sensitised, exposed, and developed within minutes, before the emulsion dries. This urgency echoes that of the anemone, captured again and again as it withers in front of the lens.
Both medium and subject share the same vulnerability: nothing can be redone, nothing can be corrected. Everything hinges on the exact moment the image binds to metal or glass. Each plate is thereby unique, just like the moment it holds.
Cette série s’inspire du concept japonais de mono no aware (物の哀れ), cette sensibilité douce-amère face à l'impermanence des choses. La beauté ne s'efface pas avec le déclin, mais s'y révèle pleinement.
Face à cette fugacité, le choix du collodion humide s'est imposé. Ce procédé photographique du XIXᵉ siècle exige une présence absolue et compose avec une part d’aléatoire, tributaire du geste de coulée, de la lumière et des conditions ambiantes. La plaque doit être sensibilisée, exposée puis développée en quelques minutes, avant que l’émulsion ne sèche. Cette urgence fait écho à celle de l’anémone, saisie à plusieurs reprises tandis qu'elle se fane sous l’objectif de la chambre photographique.
Le procédé et le sujet partagent ainsi la même vulnérabilité: rien ne se refait, rien ne se corrige. Tout se joue dans l'instant où l'image se fixe sur le métal ou le verre. Chaque plaque est unique, comme l'instant qu'elle retient.
Captured between land and sea over the course of the spring and summer of 2026, this series of analog photographs explores the sense of belonging within a context of cultural plurality.
Wherever there is a shoreline, water becomes a point of reference, an anchor for the soul. For Fleur, "home" is neither restricted by walls nor geographical borders; it lies in the deep-seated certainty that the same liquid horizon connects every shore and always brings us home, wherever one may be.
The places captured thus span her parents’ countries of origin, forging a bridge between two hemispheres and two continents.
One of the photographs from the series was recently exhibited in Melbourne, Australia.
Réalisée entre terre et mer au fil du printemps et de l’été 2026, cette série de photographies argentiques explore la notion d’ancrage et le sentiment d’appartenance dans un contexte de pluralité culturelle.
Où que se situe le rivage, l'eau devient repère. Pour Fleur, le « chez-soi » ne se restreint ni à des murs ni à des frontières géographiques ; il réside dans l'intime certitude qu'un même horizon liquide relie les rives et ramène toujours à soi, partout sur Terre.
Les lieux capturés sillonnent ainsi les pays d’origine de ses parents, tissant un pont entre deux hémisphères et deux continents.
L’une des photographies de la série a récemment été présentée en exposition à Melbourne, en Australie.

In the series Relics of Life, organic life is not merely depicted: it is imprinted, consumed or deposited directly within the material.
Exposure to sunlight on silver gelatine paper, lost-wax bronze casting, resin preservation: three processes, three ways of revealing imprints, which capture the living form at the very moment it begins to disintegrate.
Foraged and dried flora escape oblivion to become contemporary relics. Far from seeking immobility, these pieces embody the passage of time and remind us of the presence of that which is destined to disappear.
Dans la série Reliques du vivant, le vivant n'est pas simplement représenté : il s'imprime, se consume ou se sédimente directement dans la matière.
L’exposition solaire sur papier gélatino-argentique, le bronze à la cire perdue, la fixation sous résine : trois procédés, trois révélateurs d'empreintes, qui saisissent la forme au moment précis où elle commence à se défaire.
Fleurs et feuilles glanées et séchées échappent à l'effacement pour devenir des reliques contemporaines. Loin de chercher l'immobilité, ces pièces matérialisent le passage du temps et nous rappellent la présence de ce qui est voué à disparaître.

This series explores the visual correspondences between territorial topography, botanical matter and human anatomy. Whilst the mapped landscape imposes external boundaries, Cartographies of the Intimate reclaims both body and flora as sovereign territories. Stripped of distinctive features, the subject is transformed into a universal landscape.
Through lumen prints and copperplate photogravures, the frontiers between inner and outer worlds are blurred. The flower becomes flesh, the skin becomes terrain and the map turns into an intimate geography.
Cette série explore les correspondances plastiques entre topographie territoriale, matière végétale et anatomie humaine. Là où le paysage cartographié impose un tracé extérieur, Cartographies de l’intime réinvestit le corps et le végétal comme des territoires souverains. Privé de traits distinctifs, le sujet se transforme en paysage universel.
Par le lumen print et la photogravure, la frontière entre monde intérieur et monde extérieur s'estompe. La fleur devient chair, la peau devient relief et la carte devient une géographie intime.

Memories of Forms traces the metamorphosis of organic structures through successive states of memory and matter.
By transferring the botanical and marine silhouettes onto paper or textile through different printmaking techniques, the artist explores what remains once the memory of form fades.
Stripped of their original context, sculptural sea sponges and passionflowers become visual archetypes - fragments deconstructed and recomposed by our imagination and perception.
Mémoires des formes suit la métamorphose des structures organiques à travers leurs états successifs de mémoire et de matière.
En faisant migrer le motif végétal vers le papier ou le textile, l'artiste explore ce qui subsiste lorsque la mémoire de la forme s’estompe.
Dépouillées de leur contexte initial, les éponges marines sculpturales et les passiflores deviennent des archétypes visuels - des fragments décomposés et recomposés par nos imaginations et nos regards.
Lost-wax casting marks a decisive turn in Fleur’s practice, shifting from the two-dimensional plane of printmaking and photography into volume. The approach remains unchanged: one of foraging and sustained observation. Since then, casting plant and marine forms crossing her path in bronze has become an intuitive necessity.
During the casting, molten bronze replaces the wax or directly consumes living matter, fixing the subtle textures into the enduring mass of metal. Fleur works without an industrial foundry: each mould is made, then broken with her own hands to release the piece within. This single-use mould guarantees the absolute singularity of each work, ruling out any reproduction.
Dense as fossils and precious as relics, these sculptures are made to be held, inviting us to see through our fingertips.
Le bronze à la cire perdue marque un tournant dans la pratique de Fleur, quittant le plan de la gravure et de la photographie pour entrer dans le volume. La démarche reste inchangée : celle de la cueillette et de l’observation attentive du vivant. Depuis, traduire en bronze les formes végétales et marines croisant son chemin s'impose comme une nécessité.
Lors de la coulée, le bronze liquide se substitue à la cire ou consume directement la matière vivante, fixant les nuances subtiles de ces formes organiques dans la masse inaltérable du métal. Fleur travaille sans fonderie industrielle : chaque moule est façonné puis brisé de ses mains pour libérer la pièce qu'il renferme. Ce moule à usage unique consacre la singularité absolue de chaque œuvre, excluant toute reproduction.
Denses comme des fossiles et précieuses comme des reliques, ces sculptures appellent le creux de la paume, nous invitant à voir à travers nos doigts.
OPAD (One Photo A Day) is an ongoing, year-long photographic project, begun in January 2026. The premise is simple : wake up, seek beauty in the mundane, take at least one picture, repeat… wherever the location and whatever the day brings…
Whilst OPAD images are primarily black-and-white analog photographs, the project reflects the full range of Fleur’s photographic practice, remaining open to alternative and historical photographic processes, such as lumen prints, cyanotypes and wet plate collodion.
Standing against the onslaught of compulsive images clogging our phones and bandwidths, OPAD is a quiet act of presence and remembrance. One photograph a day, chosen and truly looked at, rather than hundreds taken only to be instantly forgotten.
The approach mirrors that of foraging or beachcombing: an invitation to slow down and attune to immediate surroundings.
OPAD (One Photo A Day) est un projet photographique au long cours, mené sur une année, débuté en janvier 2026. Le principe est simple : se lever, chercher la beauté dans l'ordinaire, prendre au moins une photographie et ainsi de suite … peu importe le lieu, et ce que la journée réserve.
Si les images d’OPAD sont principalement des photographies argentiques en noir et blanc, le projet reflète l’ensemble de la pratique photographique de Fleur et reste ouvert aux procédés alternatifs et historiques, comme les lumen prints, les cyanotypes et le collodion humide.
À contre-courant du déferlement d’images compulsives encombrant nos téléphones et nos bandes passantes, OPAD est avant tout un acte silencieux de présence et de mémoire. Une photographie par jour, choisie et regardée, plutôt que des centaines de clichés pris et aussitôt oubliés.
CONTACT
To subscribe to my newsletter
Privacy policy
To be written.